L’accompagnement

L’accompagnant bénévole JALMALV est à l’écoute d’une personne en souffrance, par sa présence discrète, parfois silencieuse mais toujours respectueuse.

Il est un relais, tant pour les soignants que pour la famille, par sa présence, sa disponibilité et son écoute, sans idée préconçue et dans le plus grand respect du malade.

Il n’est pas un visiteur, ni un ami, ni un parent, il est simplement un témoin, le tiers solidaire qui reste dans l’anonymat.

L’accompagnement du deuil adulte

Le deuil est un cheminement incontournable, inéluctable qui peut être douloureux après la mort d’un proche.

Le processus de cicatrisation s’élabore dans la durée, naturellement, sans qu’on le décide. C’est un parcours qui permet de passer d’une relation extérieure à l’autre, objective, à un lien intérieur profond.

C’est permettre que l’autre existe encore en soi : le deuil n’est pas l’oubli.

 

L’accompagnement du deuil enfant et adolescent

L’enfant en deuil

Un enfant en deuil  peut vivre la perte d’un parent, d’un frère, d’une soeur, d’un grand-parent, d’un ami, d’un enseignant, d’un animal… Tout décès d’un être faisant partie de son univers le concerne.

L’enfant a du mal à verbaliser sa douleur. Cela peut se traduire par des difficultés à s’endormir, des difficultés scolaires ou de concentration, un repli sur lui-même, une irritabilité, de l’agressivité…

Tous ces comportements doivent être perçus comme une possible expression de sa souffrance.

Comment aider un enfant en deuil ?

Souvent ce qui complique le deuil n’est pas la réalité mais ce qui est caché. Pour accompagner un enfant en deuil, il convient donc de :

  • l’informer du décès le plus tôt possible,
  • utiliser le mot « mort ». L’enfant prend chaque terme pour ce qu’il est. Dire que le défunt est « au ciel », « disparu », « endormi », « parti » peut susciter des peurs légitimes,
  • se montrer disponible ou solliciter la présence d’un autre adulte,
  • répondre à ses questions sans les devancer, choisir des mots adaptés pour annoncer sans violence la cause du décès,
  • expliquer simplement pourquoi on ne veut pas, ou ne peut pas, répondre à ses questions,
  • permettre aussi à l’enfant de voir le corps du défunt s’il le souhaite, en l’informant avant sur cette confrontation et en l’accompagnant,
  • proposer à l’enfant de faire un dessin pour la personne décédée et le déposer ensemble près du corps s’il le souhaite,
  • permettre, à sa demande, sa venue et sa participation aux funérailles,
  • le rassurer sur le fait que l’entourage ne va pas l’abandonner,
  • éviter de lui demander de prendre soin de la fatrie ou du parent,
  • le rassurer sur le fait que la personne morte ne sera pas oubliée, que son souvenir continuera à vivre dans les pensées de chacun,
  • s’autoriser à exprimer ses émotions pour lui montrer qu’il est possible de vivre son chagrin en restant en sécurité.

L’adolescent en deuil

L’adolescence est une période de transition, de changement. Le deuil à l’adolescence survient comme une crise supplémentaire, dans une période de fragilité.

Le deuil peut soit engendrer une régression vers l’enfance, soit accélérer le passage à l’âge adulte.

Fatigue, perturbation du sommeil, manque d’appétit sont des signes de souffrance. Parfois celle-ci est masquée par un changement de caractère, de comportement ou encore des soucis de santé, un repli sur soi, des difficultés scolaires… Le jeune, contrôlant ses émotions, ses pleurs, peut être amené à vivre son chagrin dans une grande solitude. Tous ces facteurs peuvent le conduire à des prises de risque.

L’adolescent peut refuser l’aide d’un adulte et n’accepter que celle d’amis.

 

A JALMALV nous pouvons écouter cette détresse, cette souffrance et accompagner les personnes dans un « travail de deuil » qui en aucun cas ne conduit vers l’oubli mais qui, au contraire, permet de retrouver l’absent dans un lien intérieur apaisé.

Les bénévoles d’accompagnement de deuil vous offrent un espace privilégié de partage et d’échange sur votre vécu, en entretien individuel ou téléphonique.

N’hésitez pas à nous appeler au 01 40 35 89 42 : nous pouvons vous aider.

 

Connaître les soins palliatifs

Une des missions de JALMALV PARIS Ile de France est de contribuer au développement des soins palliatifs.

Lorsque les soins curatifs, qui visent à guérir, ne sont plus efficaces et que l’état de santé d’une personne laisse entendre que son pronostic vital est engagé, on entre dans une période nommée « la fin de la vie ».

Cette période nécessite un accompagnement et des soins adaptés. Ils sont appelés « soins palliatifs ».

Vous pouvez télécharger la brochure « Soins Palliatifs et Accompagnement » en cliquant sur le lien suivant :

Brochure grand public sur les soins palliatifs et l’accompagnement

 

Formation, suivi et soutien des bénévoles

Formation des bénévoles

La formation des futurs bénévoles est une mission essentielle pour l’association JALMALV Paris Ile de France.

Le parcours comporte trois étapes nécessaires pour la maturation du projet de devenir bénévole d’accompagnement :

  •  une session de sensibilisation : pendant 2 jours le candidat fera connaissance avec l’association, son histoire, ses valeurs,
  •  une rencontre avec la Présidente de l’Association : cette étape, indispensable avant de poursuivre la formation, permet d’une part au candidat d’exprimer sa volonté de continuer son parcours et d’autre part à la Présidente de vérifier la concordance entre projet personnel et projet associatif,
  •  une formation initiale, durant deux fins de semaine (vendredi & samedi).

Suivi et soutien des bénévoles

L’Association est assure le suivi et le soutien des bénévoles :

  • les régles de fonctionnement posent un cadre contenant et protecteur
  • les groupes de parole participent au soutien des bénévoles en leur permettant de déposer une parole et d’échanger sur leur vécu dans les accompagnements
  • des « soirées » d’échange et de discussion sur les pratiques, les organisations et les thématiques d’accompagnement sont organisées pour soutenir et faire évoluer les compétences
  • les bénévoles peuvent à tout moment interpeller la coordinatrice des bénévoles.