La SFAP saisit le CSA sur la fin de vie,

Les chaînes françaises doivent retrouver leur impartialité.

Le 23 mai 2018, l’émission “Le monde en face” a diffusé dans des conditions préoccupantes un reportage, intitulé « Fin de vie, le dernier exil », suivi d’un débat. (replay)
Il n’est pas acceptable que les solutions de pointe développées en France à travers les soins palliatifs soient pratiquement ignorées, quand ses acteurs ne sont pas tout simplement dénigrés voire mis en accusation, alors qu’ils consacrent leurs vies à soulager les souffrances des patients.
Or, à un mois d’écart, deux émissions du service public ont traité la fin de vie d’une façon inacceptable.

Le 21 avril 2018, dans l’émission On n’est pas couchés sur France 2, Christine Angot a tenu des propos gravement diffamatoires à l’encontre des bénévoles en soins palliatifs.

Le 23 mai 2018, toujours sur France Télévisions, l’émission Le Monde en face de France 5 a diffusé un débat animé par Marina Carrère d’Encausse (elle-même publiquement favorable à l’euthanasie) opposant trois personnes favorables au suicide assisté à un cadre de santé en unité de soins palliatifs, adhérent de la SFAP. Non seulement le débat était fortement orienté, les propos de ce dernier étaient les seuls à être remis en cause – de façon systématique – mais, en cours de débat, l’animatrice est allée jusqu’à indiquer se faire « le porte-parole » de ces trois intervenants.
En outre, au cours du reportage, comme du débat qui s’en est suivi, un médecin et deux soignantes ont affirmé face caméra pratiquer régulièrement, en France, des suicides assistés alors même que cette pratique est illégale.
Il est stupéfiant que l’on puisse revendiquer la pratique d’activités illégales impliquant la mort de personnes et parfaitement inadmissible que ces pratiques illégales soient présentées sous un jour favorable, de surcroît sur une chaîne du service public.
Un débat a été relancé en France sur une éventuelle légalisation de l’injection létale et du suicide assisté. C’est un débat citoyen crucial qui met en jeu la vie et la mort de chacun. Un tel débat ne peut se tenir valablement sans que soit respecté un minimum d’impartialité et de pluralisme.
En conséquence de quoi, la SFAP saisira le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel afin qu’il statue sur cette situation.

lire le communiqué de presse de la SFAP